dimanche 24 juin 2018

Historia Occultae n°9


Historia Occultae n°9. Editions L’œil du Sphinx, 36-42 rue de la Villette, 75019 Paris – France.

Ce numéro 9 est le dernier construit par Geneviève Béduneau (1947-2018), la rédactrice en chef, chercheuse infatigable disparue prématurément et à qui nous rendons hommage pour son savoir, sa discrétion, sa gentillesse et son acharnement au travail. Philippe Marlin témoigne dans les premières pages de ce chemin partagé.

Ce sommaire est donc le sien :

- ÉDITORIAL par Geneviève Béduneau
- ROPS ET LA FRANC-MAÇONNERIE : UNE RELATION PROFONDE ET DURABLE, par Daniel Guéguen
- LE PARC DE BRUXELLES OU LE PLAN PARFAIT, par Joël Goffin
- LES ARCANA ARCANORUM, DÉMYSTIFICATION ET RÉENCHANTEMENT, par Rémi Boyer
- LE SYMBOLISME DE LA LUNE, par Christian de Caluwe
- ÉSOTÉRISME ET TOTALITARISME : LES CAS STEINER ET REGHINI, par Christian Bouchet
- UNE APPROCHE ANTHROPOLOGIQUE CONTEMPORAINE DU RITUEL, par Emmanuel Thibault
- COLIN WILSON, UNE PLUME TREMPÉE DANS L’OCCULTE, par Philippe Marlin
- JORGE LUIS BORGÈS. ÉCHOS, par Jean Christophe Pichon
- SPIRITUALITÉ ET THÉRAPIE – INTERVIEW D’UN PSYCHOTHÉRAPEUTE EN PSYCHOSYNTHÈSE NORVÉGIEN, par Emmanuel Thibault
- LE SEPTÉNAIRE DANS L’APOCALYPSE, par Georges Bertin
- LE MYTHE DU PHÉNIX, par Joël Thomas
- PAN OU LES MÉTAMORPHOSES DU BOUQUETIN, par Geneviève Béduneau
- AU COEUR DE LA PENSÉE CONTRECULTURELLE DU XXE SIÈCLE par Claude Debout
- NOTES DE LECTURE





Le numéro 9, particulièrement riche à découvrir, voit de plus en plus de collaborateurs experts de leur domaine participer à l’aventure éditoriale commencée par Dominique Dubois sur l’initiative de son directeur Philippe Marlin, poursuivie par Geneviève Béduneau et déjà en route pour le n°10.

dimanche 8 avril 2018

Usages Mago-Théurgiques des Psaumes



Usages Mago-théurgiques des Psaumes par Jennifer Marty & Fred MacParthy. Sesheta Publications, 5 côte de Brumare, 27350 Brestot - France.

Cet ouvrage rassemble deux textes importants de la tradition juive et chrétienne, le Sepher Shimush Tehilim et Le Livre d’Or extrait du grimoire Les Vraies Clavicules du Roi Salomon, par Armadel. Les deux traités concernent la magie des Psaumes. Le premier est un composant indispensable à la Kabbale pratique. Il associe des formules magiques considérées comme puissantes et des noms divins associés aux Psaumes. Le second associe oraisons, sceaux angéliques et caractères magiques associés aux Psaumes. On parle parfois de « Magie immédiate » indiquant par là l’orientation. Il s’agit d’intervenir dans les domaines quotidiens de guérison, protection et réussite.

 




Les Psaumes, dits de David, furent écrits par divers auteurs. Ils sont une partie des « hagiographes » de la Bible et tiennent une place particulièrement importante dans les pratiques chrétiennes, quel que soit le courant.

«  L’usage du Livre des Psaumes de David, le Sefer Tehilim, le « Livre des Louanges », est une évidence, nous disent les auteurs, pour toute personne ayant un tant soit peu étudié la Magie Cérémonielle, la Talismanie ou même la Magie Immédiate. De nombreuses phases de rituels magiques sont extraites de ces Psaumes, aussi bien dans les conjurations, les exorcismes que sur les talismans, il nous suffit d’observer et d’étudier les différentes versions des « Clavicules du Roi Salomon » et d’autres ouvrages anciens de Magie pour se rendre compte qu’elles possèdent toutes des extraits des Psaumes sous différentes formes.
Cette forme de Magie chrétienne est bien sûr inspirée de la Talismanie et de la Magie juives, mais avec de nombreuses variantes, comme nous le verrons ici. Les trois grandes religions monothéistes intégrèrent ce livre dans leurs Livres Sacrés. »

La présentation des deux traités vise la pratique ainsi le lecteur trouvera les différentes versions possibles et la manière de les mettre en œuvre. Mais c’est aussi un témoignage d’une manière de pensée traditionnelle et d’un mode de vie spirituelle qui perdure.

mercredi 21 février 2018

Le Miroir d’Isis n° 24



Le Miroir d’Isis n° 24, décembre 2017.

Voici une très belle livraison de la revue dirigée par Clément Rosereau, sans doute la meilleure revue d’hermétisme de langue française.

Sommaire : La Magie d’Henri Corneille Agrippa par Claude Froidebise – La robe du dimanche de Dominique van de Werve – N’oublions pas de sortir la nuit de Rodolphe d’Oultremont – Retour vers le sacré de Catherine Lavelaye – La mystérieuse voix de l’âme de Sully Faïk – Heureux le serviteur qui veille par Eléonore d’Hooghvorst – Théologie et Alchimie : le corps spirituel de Raimon Arola – Les petits enfants de Claude Froidebise – Sainte Hélène de Claude Van Gallebaert – Le Mercure dans tous ses états de Pauline de Merode – etc.

Parmi ces contributions très riches voici un extrait d’une lettre de Louis Cattiaux à Elizabeth d’Hooghvorst :

« Chère Amie, que pensez-vous de cette pensée de Thomas Quincey ? « Nous pouvons regarder la mort en face, mais sachant comme quelques-uns d’entre nous le savent aujourd’hui ce qu’est la vie humaine, qui pourrait sans frissonner (en supposant qu’il en fût averti) regarder en face l’heure de sa naissance ? » En effet, sortir de ce monde n’est pas si terrible, mais y entrer c’est effrayent ! Ce qui est désolant, c’est surtout d’y venir en avance, c’est-à-dire en précurseur, car on a le sentiment de parler et d’agir parmi les sourds et les aveugles, et il faut une grande foi pour persévérer sans faiblir, car tout ce qu’on fait est comme enseveli dans les ténèbres et paraît inutile et vain, même quand on prépare la voie du Resplendissant qui vient. »

Sully Faïk nous introduit à l’œuvre de Lilian Staveley, une mystique exceptionnelle, de notre temps, qui demeure peu connue malgré la publication de trois ouvrages majeurs au Cerf. Dans ces livres, elle restitue ses expériences visionnaires de l’âme. Ainsi à propos de l’extase et de l’union mystique :

« « Les extases inspirent et éveillent l’âme. » Mais il n’y a pas d’extase authentique, tant que notre volonté est en mesure de mouvoir le corps. Dans l’extase, le corps, qui demeure inerte, est inexplicablement déconnecté de la volonté. Bien que contraint à l’inertie, il garde cependant conscience de soi et se sait toujours en vie. S’il ne connaissait pas des moments de douleur, nous l’oublierions totalement. Aucune extase n’est le fruit de la volonté : celle-ci n’a aucune emprise sur elle. L’immensité de l’attraction divine est telle que l’âme souhaite jaillir du corps dont elle donne l’impression d’annuler la gravité. Alors nous connaissons Dieu à travers la partie supérieure de l’âme. Il ne s’agit plus d’avoir la foi (« chose froide et misérable ! »). « Je ne crois plus en Jésus-Christ : je Le possède. » La pure, sainte et incorruptible étincelle divine qui habite l’âme influe sur le cœur de l’homme, sur son intelligence et sur sa volonté, c’est-à-dire sur l’ego de la créature qu’elle visite. Lorsque Dieu prend l’âme de Son feu, l’esprit défaille et meurt… »

La qualité des contributions de cette revue d’Ecriture et Tradition comblera le lecteur.

mercredi 14 février 2018

Le Manuscrit Jean Baylot



Le Manuscrit J. Baylot par Georges Courts. Editions Arqa, 29 Boulevard De La Lise, 13012 Marseille.

Le fonds Baylot est entré par don en 1979 à la Bibliothèque Nationale de France. L’ensemble de documents fut constitué par son donateur Jean Baylot, maçon et érudit, et composé d’objets, de manuscrits et d’imprimés.



Le Manuscrit Jean Baylot, appelé aussi Manuscrit de Saint-Domingue rassemble nombre de rituels maçonniques anciens, déjà présentés par Thierry Lamy dans le Bulletin de la Société Martinès de Pasqually n° 18 paru en 2008. Ces rituels furent pratiqués à Bordeaux et à Saint Domingue, lieux de villégiatures de Martinès de Pasqually, entre 1760 et 1770. La plupart de ces rituels font partie de diverses échelles de grades.

Le manuscrit comporte 77 pages. D’une écriture serrée, usant d’abréviations, il est parfois peu lisible. Il comporte un certain nombre de schémas, dessins et tableaux.

Georges Courts s’est employé à une nouvelle transcription, à partir du manuscrit original, de ces rituels qui semblent avoir été copiés par deux scripteurs différents. L’ensemble proposé est très varié et démontre la vaste activité maçonnique de Martinès de Pasqually. Un appareil critique conséquent permet de mieux comprendre ces rituels.

Le Manuscrit Baylot renouvèle d’une certaine manière les interrogations sur les sources de Martinès de Pasqually. Son étude ne permet pas de répondre précisément à ces questions mais ouvre un champ de recherches à investir.

Entretien entre Georges Courts et l’éditeur au sujet du Manuscrit J. Baylot :