vendredi 12 mars 2010

Rose Croix


Sous le Voile d’Elias Artista de Rémi Boyer, Contribution et illustrations de Lima de Freitas, Postface de Manuel Gandra.
Nouveau titre de la collection L’Esprit des Choses, née de la collaboration entre le Centre International de Recherches et d’Etudes Martinistes et les Editions Rafael de Surtis, cet essai est le troisième et dernier volet d’un triptyque formé de La Franc-maçonnerie comme voie d’éveil et de Masque, Manteau, Silence, le Martinisme comme Voie d’Eveil, du même auteur.
Cet ouvrage s’attache à distinguer l’Initiation au Jardin, à laquelle se rattache la Rose-Croix, de l’Initiation dans la Cité, à laquelle se rattache la Franc-maçonnerie. Cette distinction, qui n’est pas une opposition, indique une articulation, et un chemin possible, entre l’expérience duelle de l’initiation et la conscience non-duelle caractéristique d’Elias Artista et de son insaisissabilité. Pour la première fois, sont publiés des éléments de traditions orales qui illustrent la permanence de courants d’une Rose-Croix méditerranéenne, davantage orphique que prométhéenne, poïétique que pragmatique. Elle n’en est pas moins subtilement opérative et porteuse des arcanes majeurs de l’alchimie interne. Lima de Freitas, dans un texte magnifique, explore le mythe fondateur de Christian Rosenkreutz et en éclaire certains mystères. Enfin, l’ouvrage se clôt par un conte chevaleresque et alchimique, les Mémoires de Rossinante, une plongée contemporaine et traditionnelle dans le célèbre Don Quichotte de Cervantès. Ce conte sert notamment à l’interrogation des candidats sur la voie du Cinabre interne et externe.
Sommaire : La Rose-Croix comme voie d’éveil, une Tradition orale par Rémi Boyer : Introduction mystérique - Initiation au Jardin et Initiation dans la Cité - La Voie à suivre Seul - La Voie d’Elias Artista - La Géométrie Supérieure des Constructeurs - Fernando Pessoa et le tombeau de Christian Rosenkreutz par Lima de Freitas - Les Mémoires de Rossinante par Rémi Boyer. Postface de Manuel Gandra.
22 Euro, franco de port. Editions Rafael de Surtis, 7 rue saint-Michel, 81170 Cordes sur Ciel.

samedi 13 février 2010

L'Esprit des Choses italien

L’Esprit des Choses, Nouvelle Série, en langue italienne.
L’Esprit des Choses est de nouveau disponible en langue italienne dans une formule totalement nouvelle, sous la direction de Giancarlo Tumiati et Ennio Junior Pedrini.
Sommaire : Editoriale, Cli ideali un contributo – Storia moderna, Massoneria di frangia e l’influenza martinista, intervista con Serge Caillet – Kabala, Il triplice significato dell’alfabetoebraico – Libri consigliati – Le interviste possibili, « La vera vito in Christo » per la Chiesa Evangelica – Approfondimento, Chi erano gli gnostici ?
Ass. Esprit des Choses, via Vittorio Emanuele 69, 11020 Bard (Ao) Italia.
Espritdeschoses@gmail.com

Rencontres martinistes

Le 13 mars 2010, l'Association de la Société Savante Amicale organise en partenariat avec la Librairie la Table d'Hermès les premières rencontres martinistes ouvertes et publiques sur le thème Martinisme & Franc-maçonnerie. Intervenants : Roger Dachez, Martinisme et Franc-Maçonnerie, un flirt de la Belle Epoque et Franc-Maçonnerie et Martinisme au XXIe siècle, mariage ou divorce ? - Jean-François Var, Louis-Claude de Saint-Martin ami du Christ - Jean-Marc Vivenza, Louis-Claude de Saint-Martin et la Franc-Maçonnerie au XVIIIe siècle. http://assa1.canalblog.com/

mercredi 6 janvier 2010

Les Maîtres de l'Eveil. Collection

Serge Caillet lance avec les Editions Signatura une belle collection intitulée Les Maîtres de l’Eveil. Les deux premiers titres sont consacrés à deux figures de l’hermétisme et de l’illuminisme, Dom Antoine-Joseph Pernéty et Martines de Pasqually.
Après une introduction synthétique replaçant l’homme et l’oeuvre dans leurs contextes historiques, culturels et religieux, Serge Caillet a sélectionné avec soin un ensemble de textes, certains étaient devenus introuvables, afin d’introduire le lecteur aux différentes facettes d’oeuvres aussi riches que complexes.

Martines de Pasqually, le théurge de Bordeaux, textes choisis et présentés par Serge Caillet, Editions Signatura.
La personne de Martines de Pasqually (1710 ? – 1774) reste et restera probablement une énigme tant on sait peu de choses de ses origines et de ses sources. De son oeuvre et de son ordre, l’Ordre des Chevaliers maçons Elus Coëns de l’Univers, on sait au contraire beaucoup aujourd’hui notamment grâce au travail acharné de Robert Amadou.




Le choix de textes proposé permet d’approcher l’oeuvre de Martines de Pasqually sous une double entrée, celle de la théosophie, celle de la théurgie. Bien qu’inachevés à la mort de Martines, l’ordre et l’oeuvre, qui se confondent, n’en présentent pas moins une grande cohérence. Si la forme de l’ordre est maçonnique, pour des raisons organisationnelles et stratégiques, la finalité est nettement sacerdotale. La doctrine martinésienne et sa vérification théurgique apparaissent d’emblée comme d’une grande exigence. Il est finalement étonnant que l’ordre et la doctrine trouvent encore à se perpétuer aujourd’hui, dans un monde de vitesse et de facilité.
Les textes rassemblés permettent de mieux cerner ce qui est spécifique de ce courant, ce qui le distingue à la fois du catholicisme et de la kabbale, ce qui fonde l’illuminisme. L’ouvrage débute avec des extraits du Traité sur la réintégration des êtres, ouvrage fondamental. Puis il aborde la définition de l’esprit, de l’intellect et de l’âme, chez Martines. Des extraits de lettres traitent notamment des nombres et de leur symbolique. Le chapitre « Franc-maçonnerie » propose plusieurs documents assez connus : Réception d’apprenti, Catéchisme de maître élu coën, Explication secrète du catéchisme d’apprenti, compagnon et maître coëns. Enfin, la dernière partie traite de la théurgie avec trois lettres précieuses à Jean-Baptiste Willermoz dans lesquelles Martines donne une série d’instructions et de conseils pour la pratique théurgique. Les trente-cinq articles des Statuts secrets des réaux-Ccroix et les longues invocations des Travaux d’équinoxe complètent l’ensemble.
Cet ouvrage sera l’occasion de découvrir la valeur, mais aussi la grande difficulté, de l’une des rares voies réelles offertes par l’Occident. Le lecteur devra savoir passer outre le langage lourd du XVIIème siècle pour accéder à la légèreté lumineuse des coëns. Pour d’autres, ce sera une nécessaire révision.

Dom Antoine-Joseph Pernéty, Théosophe et alchimiste, textes choisis et présentés par Serge Caillet, Editions Signatura.
Voici encore un être d’une rare complexité, d’une intelligence subtile qui laissa une empreinte majeure bien que trop ignorée, sur l’hermétisme. Dom Antoine-Joseph Pernéty (1696-1777), alchimiste, philosophe et théosophe resta catholique sa vie durant ce qui n’était pas sans risque et sans contradiction interne à cette époque.






De Pernéty, c’est sans doute l’alchimiste qui est le plus intéressant mais il ne faudrait pas réduire son oeuvre à l’alchimie même si son Dictionnaire mytho-hermétique demeure une référence. Entre le laboratoire et la méditation, cet érudit, grand voyageur, n’aura de cesse d’approfondir une pensée qui concilie la pratique opérative et la vision mystique, notamment celle d’Emmanuel Swedenborg pour qui Pernéty a une grande admiration. Il animera certains cercles de grande valeur dont celui connu aujourd’hui comme les « illuminés d’Avignon ».
Il fut le premier et le plus mauvais traducteur de Swedenborg, non par incompétence mais par souci de concilier la doctrine de Swedenborg avec son catholicisme, conciliation impossible. Grâce à lui cependant, Swedenborg connu un certain rayonnement en France. Enfin, il développera une mariologie originale.
Ce sont tous ces aspects, ces expériences dont rend compte Serge Caillet par un choix judicieux d’extraits de textes et de documents divers : Les Fables égyptiennes et grecques dévoilées (1758), extraits – Dictionnaire mytho-hermétique (1758), extraits – lettre à l’abbé Vollain à propos de Nicolas Flamel (1762) – Journal historique d’un voyage aux îles Malouines (1769), extraits – L’Amérique et les Américains (1770), extraits – Discours sur les tempéraments (1777), extraits – Questions à la sainte parole (1779-1780), extraits – Préface à Swedenborg – Vertus de Marie (1790), extrait.
Editions Signatura, Abbaye de Maubec, 26200 Montélimar, France.
http://www.signatura.fr/

samedi 7 novembre 2009

Dictionnaire du martinisme

Un dictionnaire du martinisme (essai sur) de Richard Raczynski, Editions Dualpha.
La bonne volonté et le travail ne suffisent pas. Un véritable dictionnaire du martinisme ne pourra naître que du travail d’un collectif de spécialistes. Ce dictionnaire comporte nombre d’erreurs, d’absences, d’approximations et d’insuffisances ( sur l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l’Univers, sur Kremmerz, la FTMM et l’Ordre d’Osiris, sur Swedenborg, carrément absent - ce n’est pas parce que Saint-Martin veut l’ignorer qu’il n’est pas influent sur le martinisme -, sur la revue Supérieur Inconnu dont l’auteur semble ignorer la présence lumineuse depuis vingt ans sous la direction de Sarane Alexandrian, sur Triantaphyllos Kotzamanis dont l’auteur confond le nom et le prénom, etc. ). Si l’auteur se dédouane d’avance par son (essai sur) de ces imperfections et invite, semble-t-il, à collaborer à son amélioration, la question se pose de la place de ce dictionnaire, dans sa forme présente, au sein de la littérature martiniste.
Il n’est ni un dictionnaire amoureux qui, pour un auteur désireux de travailler seul, pourrait être pertinent, ni un dictionnaire de référence. Il s’apparente davantage à ces ouvrages consacrés aux sociétés secrètes que popularisèrent Xavier Pasquini et Christian Plume en 1980 avec leur Encyclopédie des sectes dans le monde, construite avec un catalogue de fiches plus ou moins bien renseignées. Le lecteur devra donc être prudent avec les informations proposées, notamment sur les périodes récentes, la fiabilité de l’information augmentant généralement avec l’ancienneté des sources.
Editions Dualpha, BP 58, 77522 Coulommiers cedex.

dimanche 1 novembre 2009

Régime Ecossais Rectifié

Le grade de Compagnon au Rite Ecossais Rectifié de Roland Bermann, Editions Dervy.
On sait le grade de Compagnon bâclé dans la plupart des rites or il est essentiel. Au RER, rite le plus cohérent de la Franc-maçonnerie, il véhicule la métaphysique propre à ce rite et propose une méthodologie nécessaire. L’auteur cerne la nature et l’ésotérisme du grade en puisant dans les sources saint-martiniennes et martinézistes. En étudiant le tablier, les nombres du grade, la pierre cubique, l’épreuve du miroir, les voyages, le rejet des métaux, l’étoile flamboyante et la lettre G, l’auteur met en évidence l’opérativité du grade et l’important travail initiatique auquel est convié le récipiendaire du grade qui conditionne la maîtrise.
Le lecteur appréciera les annexes, fort utiles et notamment celle consacrée au désir :
« Sans entrer dans les thèses complexes de Martines de Pasqually concernant la réconciliation préalable et la réintégration, il est évident que, pour nous, ici, le désir naît de la conscience d’un passé révolu et de la distance existant entre le présent réel et l’avenir espéré. Il se relie, par le déroulement psychodramatique des rituels, à une prise de conscience devant donner naissance à une volonté d’être. Il y a toujours selon Martines de Pasqually, dans cette notion de « désir », l’amorce d’une transformation du moral aux dépens des appétits physiques et matériels. Selon cette théosophie, il existe dans tout être humain un côté divin qui sommeille et qu’il faut réveiller. Métamorphoser ainsi l’homme revient à le régénérer, à le réintégrer peu à peu dans son état primitif ; c’est lui permettre de réaliser cet état parfait auquel doit tendre tout individu et toute société. Pour cela il faut une prise de conscience et une volonté, ce n’est donc pas immédiatement que l’on peut arriver à cet état de perfection, une progression continue est nécessaire. Trop d’erreurs se sont accumulées depuis des siècles, trop de préjugés pèsent sur lui. Il faut laisser la lumière se répandre peu à peu, sinon elle serait trop éblouissante, elle aveuglerait au lieu d’éclairer.
Comme il est d’une rare évidence que le RER est d’essence religieuse, en prenant ce terme dans son acception la plus large possible, nous devons penser que
Ce désir contient une tension vers le sacré et regarde en avant dans la confiance de ce que Dieu a fait pressentir au niveau de la nature de l’homme, ainsi que le rituel nous le remémore en plusieurs passages, finira par s’accomplir si l’homme en montre l’appétence et la volonté effective, mais seulement dans ce cas. »
Un livre excellent.
Editions Dervy, 22 rue Huyghens, 75014 Paris.

mercredi 16 septembre 2009

Sarane Alexandrian


Sarane Alexandrian en route pour le Surréel

Notre ami Sarane Alexandrian nous a quitté le 11 septembre 2009. C’est le dernier des grands surréalistes qui rejoint ainsi le Grand Réel.
Spécialiste des avant-gardes et de la littérature érotique, biographe de Victor Brauner, cet homme exceptionnel, érudit incarnant l’élégance intellectuelle et spirituelle, fut aussi, c’est moins connu, un hermétiste de talent, ce qui apparaît clairement à travers la revue Supérieur Inconnu qu’il dirigea brillamment.
Le communiqué de presse de Christophe Dauphin et Marc Kober :
La présentation du livre de Christophe Dauphin consacré à Sarane Alexandrian :